Croisières de luxe Viking Libra

Viking Libra : le choix assumé de l’Hydrogène par Torstein Hagen

Le 19 mars 2026, au chantier Fincantieri d’Ancône, le Viking Libra a touché l’eau pour la première fois, marquant une étape symbolique pour la marque et pour l’industrie de la croisière de luxe. Ce navire de 239 mètres, 54 300 tonneaux et 998 passagers devient le premier paquebot de croisière au monde propulsé en partie à l’hydrogène, capable de naviguer et d’opérer en mode zéro émission pendant certaines phases du voyage.

Derrière cette mise à l’eau se trouve une conviction personnelle forte du fondateur et CEO de Viking, Torstein Hagen : l’avenir de la propulsion maritime se joue dans l’hydrogène et les piles à combustible, et non dans le gaz naturel liquéfié (GNL), qu’il juge trop problématique sur le plan climatique.

Torstein Hagen, un armateur qui refuse le « tout GNL »

Alors qu’une grande partie de l’industrie de la croisière a misé sur le GNL pour réduire ses émissions, Torstein Hagen a fait un autre choix et l’assume publiquement. Il a expliqué à plusieurs reprises que Viking avait délibérément refusé d’engager ses nouveaux navires sur la voie du GNL, préférant investir dans des solutions à plus long terme comme l’hydrogène et les piles à combustible.

Dans une interview, il rappelle que le GNL n’est rien d’autre que du méthane et souligne que ce gaz a un pouvoir de réchauffement très supérieur à celui du CO₂ à court terme. Il met également en avant le problème du « methane slip », ces fuites de méthane tout au long de la chaîne, qui peuvent rendre le bilan climatique du GNL pire que celui de carburants marins plus classiques si elles ne sont pas parfaitement maîtrisées.

Pourquoi le GNL ne le convainc pas

Pour Torstein Hagen, le GNL peut donner une impression de progrès tout en enfermant l’industrie dans une impasse technologique. Il a ainsi qualifié le GNL de « blind alley », une voie sans issue, estimant que l’on ne peut pas sérieusement viser le zéro émission tout en investissant massivement dans une infrastructure fondée sur un combustible fossile.

Dans ses prises de parole, il insiste sur le fait qu’une partie importante des émissions réelles liées au GNL ne figure pas toujours dans les bilans officiels, notamment à cause des fuites de méthane qui se produisent lors de l’extraction, du transport et de la combustion. Pour lui, si l’on intègre honnêtement ces fuites, le GNL cesse d’être une « solution de transition » crédible et peut même aggraver la situation climatique par rapport à un scénario de référence soigneusement contrôlé.

L’hydrogène et les piles à combustible au cœur de la stratégie Viking

Dès 2019, Viking a identifié l’hydrogène comme une voie d’avenir possible pour la propulsion de ses navires, en travaillant avec ses partenaires industriels pour rendre cette technologie réaliste à l’échelle d’un paquebot. Torstein Hagen indique que les navires de la flotte ont été conçus pour pouvoir, à terme, être convertis vers une propulsion à base de piles à combustible alimentées à 100% par de l’hydrogène, avec un passage en chantier relativement court.

Il reconnaît que l’hydrogène vert est aujourd’hui plus coûteux qu’un carburant fossile, mais mise sur une forte baisse des coûts d’ici le milieu des années 2030, moment où ce combustible devrait devenir compétitif à grande échelle. Dans ses déclarations, il présente l’investissement dans l’hydrogène non seulement comme un pari technologique, mais comme un « choix de principe », visant une solution véritablement zéro émission plutôt qu’un compromis de court terme.

Viking Libra, premier paquebot de croisière partiellement propulsé à l’hydrogène

Cérémonie de la mise à l'eau du premier navire de croisières à hydrogène au monde
Enrico Prunotto, vice-président principal des opérations de transport maritime de passagers chez Viking

Le Viking Libra incarne concrètement cette vision. Classé dans la catégorie des « small ships » chère à la marque, il affiche environ 54 300 tonneaux pour 499 cabines, soit une capacité d’environ 998 passagers, servis par un important équipage dédié au service et au confort à bord. Son architecture reprend les codes du design Viking, avec des espaces épurés, une ambiance scandinave et une taille maîtrisée, tout en intégrant une innovation majeure : un système de propulsion hybride qui fait appel à l’hydrogène liquéfié et à des piles à combustible.

Concrètement, une partie de l’énergie du navire sera produite par des piles à combustible à membrane échangeuse de protons (PEM) développées par Isotta Fraschini Motori (IFM), filiale de Fincantieri spécialisée dans ces technologies avancées. L’hydrogène sera stocké à bord sous forme liquéfiée dans des modules conteneurisés, puis transformé en électricité par le système de piles à combustible, capable de générer jusqu’à 6 MW, soit environ un quart de la puissance installée sur ce type de navire.

Ghislain Lemarié et  
Karine Hagen - Viking
Ghislain Lemarié, vice-président du développement et de la construction navale de Viking et
Karine Hagen, vice-présidente exécutive des produits de Viking

Cette configuration permet d’alléger significativement la charge des moteurs thermiques principaux, qui restent alimentés par un carburant marin classique, et offre au navire la possibilité d’évoluer en mode zéro émission pendant certains temps, par exemple lors de l’entrée et la sortie de port ou dans des zones marines particulièrement sensibles. À quai, le Viking Libra pourra en outre se connecter au courant électrique terrestre, évitant ainsi de faire tourner ses moteurs durant les escales.

Prévu pour une livraison fin 2026, le Viking Libra passera sa première saison en Méditerranée et en Europe du Nord, sur des itinéraires pensés pour des voyageurs curieux, attachés à la culture, à l’histoire et aux destinations emblématiques mais sensibles sur le plan environnemental. Le Viking Astrea, navire sœur doté du même type de technologie, est déjà annoncé pour 2027, confirmant que le Viking Libra n’est pas une expérimentation isolée mais la première étape d’un déploiement progressif.

Ce que cela change pour les passagers exigeants

Pour les habitués des croisières de luxe, la promesse essentielle reste la même : un navire de taille intermédiaire, jamais surpeuplé, avec un service attentif et une ambiance raffinée, où l’expérience à bord compte autant que les escales. La différence, avec le Viking Libra, se joue surtout dans la façon dont le navire produit et consomme son énergie, avec un impact réel sur le confort, le silence en navigation lente et la réduction des rejets atmosphériques visibles et invisibles.

La possibilité de naviguer et de manœuvrer en mode zéro émission ouvre également l’accès à des zones marines particulièrement protégées ou soumises à des réglementations environnementales de plus en plus strictes, sans compromis sur la sécurité ni sur le niveau de service à bord. Pour un passager, cela se traduit par des approches de ports historiques, de fjords ou de sites naturels sensibles avec une empreinte environnementale mieux maîtrisée, dans la continuité de la promesse de Viking d’offrir des voyages « For The Thinking Person ».

Une collaboration de long terme avec Fincantieri

Le chantier naval Fincantieri d’Ancône où a été construit le Viking Libra
Karine Hagen, vice-présidente exécutive des produits de Viking

Si Viking peut se permettre ce saut technologique, c’est aussi grâce à une relation industrielle très structurée avec Fincantieri, entamée en 2012 et consolidée au fil des années. Entre les paquebots déjà livrés, les navires en construction et les options récemment signées, le carnet entre Viking et le constructeur italien atteint désormais 26 unités, dont 11 restent à construire, représentant plusieurs milliards de dollars d’investissement.

La classe Vela, dont fait partie le Viking Libra, compte déjà plusieurs navires en service ou en construction, comme les Viking Vela, Viking Vesta et Viking Mira, avant l’arrivée des Viking Astrea et Viking Lyra à l’horizon 2027–2028. Parallèlement, Viking renforce aussi son segment d’expédition avec de nouvelles unités jumelles des Viking Polaris et Viking Octantis, construites dans un autre chantier du groupe, ce qui illustre une stratégie de flotte cohérente sur tous les segments de voyage.

Cette profondeur de partenariat offre un terrain idéal pour intégrer des technologies nouvelles, mutualiser les coûts de développement et faire évoluer progressivement les standards de la croisière haut de gamme vers des solutions bas carbone, puis zéro émission.

Un signal adressé à toute l’industrie de la croisière

La mise à l'eau du Viking Libra

Avec le Viking Libra, Torstein Hagen envoie un message clair : pour lui, l’avenir de la croisière durable passera par des technologies comme l’hydrogène et les piles à combustible plutôt que par la généralisation du GNL. En investissant dès maintenant dans un navire capable d’opérer partiellement sans émissions et en annonçant d’autres unités sur le même modèle, Viking accepte de prendre de l’avance sur une courbe technologique encore coûteuse mais appelée à devenir la norme.

Dans ses déclarations, il insiste sur le fait qu’il préfère être « scientifiquement correct » plutôt que « politiquement correct », même si cela suppose d’emprunter une route plus exigeante que celle adoptée par une partie de ses concurrents. Pour les voyageurs qui choisissent leurs croisières autant avec leur cœur qu’avec leur conscience environnementale, le Viking Libra devient ainsi un symbole : celui d’un armateur qui assume de ne pas suivre la majorité lorsqu’il s’agit du climat, et qui traduit cette conviction dans un navire concret, prêt à accueillir les passagers dès 2026.

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